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Les hôteliers ont le moral en berne

Angélique GROS Mardi 08 août 2017
Les hôteliers ont le moral en berne
François du Boulay, président du club des hôteliers, demande aux pouvoirs publics de se mobiliser sur la question du tourisme (AG)

Les premiers mois de cette année 2017 sont à l'image de 2016, loin d'être satisfaisants pour les hôteliers guyanais. Le taux de remplissage sur l'ensemble des établissements est à la baisse. Alors que la saison est bien entamée, cette courbe ne semble pas s'inverser.

« Il y a un ou deux hôtels qui sont dans une situation très difficile mais la situation est compliquée pour tous de toute manière » , explique le président du club des hôteliers, François du Boulay. Selon une enquête de fréquentation de l'Insee, en 2016, le taux de remplissage des trente-sept hôtels de Guyane affichait un score déjà peu rassurant avec 55%. En juillet, il tombe à 50,6%.
Le mouvement social n'a pas non plus épargné les hôteliers puisqu'en avril 2016 le taux de remplissage s'élevait à 55,3% alors qu'en avril 2017 il est de 36,7%. Si on adopte une approche géographique on peut noter que l'activité dans l'ouest, et notamment à Saint-Laurent, est satisfaisante avec un taux de remplissage conforme à l'année dernière entre 60 et 65%. « Après, à Paris quand on est satisfait c'est du 75% » .
Dans les Savanes, pour Kourou c'est stable. À Sinnamary c'est mitigé notamment pour l'hôtel du Fleuve à cause du manque de tir de fusées. Leur clientèle est essentiellement russe. Avec moins de 50% de remplissage, Cayenne affiche de mauvais scores. Certains hôtels ont pu garder un taux de remplissage correct grâce à l'arrivée de gendarmes mobiles. La fréquentation n'est cependant pas le seul indicateur à prendre en compte puisqu'il faut le coupler au prix moyen de la chambre pour calculer le bénéfice réellement obtenu. Ainsi, les chambres actuellement louées aux gendarmes font l'objet d'un abaissement. « On tourne autour de 100 euros au lieu de 150 euros. Après, cela permet au moins d'amortir les frais généraux. »
MÊMES CONSTATS, MÊMES PROBLÈMES
Bien que le gâteau ne se soit pas élargi, le nombre de meublés de tourisme et de chambres d'hôtes évolue. On en compte officiellement 236 cette année. « Cette concurrence est là et nous devons réussir à nous positionner par rapport à eux, offrir des services qu'ils n'ont pas. Et c'est sans compter les établissements illicites » , explique François du Boulay. Le problème ne se situe pas seulement à ce niveau. « Rien n'a changé et rien n'a été fait pour investir dans le tourisme » . L'année dernière, le club des hôteliers tirait en effet déjà la sonnette d'alarme et réclamait des mesures pour, entre autres, faire baisser le prix des billets d'avion régionaux, les tarifs des visas, des assurances voitures entre la France et le Suriname, etc. « Le tourisme marche sur quatre pieds : l'État, la collectivité, les professionnels et la population. Il faut que tous les acteurs se mobilisent et le tourisme nous aidera à développer notre pays. C'est créateur d'emplois et c'est un des derniers secteurs où l'ascenseur social et culturel fonctionne. »
Le club des hôteliers se réunira à la fin du mois pour faire le point sur la saison mais les chances pour que la tendance s'inverse semblent plutôt illusoires.
Conseil interministériel du tourisme
Le 26 juillet, le conseil interministériel du tourisme présente sa feuille de route. Parmi les mesures évoquées, la capacité de délivrance des visas en 48 heures a été abordée. Elle sera étendue à la rentrée à de nouveaux pays comme la Russie, l'Inde ou la Birmanie. Le Suriname et le Brésil ne figurent pas dans cette liste. Il est à noter que les Rencontres nationales du tourisme Outre-mer se tiendront en marge de Top résa (principal salon de l'industrie du tourisme) ce 25 septembre. Un Conseil du tourisme dans les Outre-mer sera mis en place pour animer la réflexion de la feuille de route tourisme du gouvernement dans les Outre-mer.
Investir dans la promotion touristique
Conformément à l'Accord de Guyane, un premier investissement de 500 000 euros est prévu pour le lancement d'une campagne publicitaire nationale au bénéfice de la Guyane. Il est encadré par une convention signée en juillet entre Atout France et le ministère des Outre-mer.
Le club des hôteliers, partenaire, attends encore de pouvoir en consulter le contenu et d'en donner sa vision afin de la présenter aux autres acteurs du tourisme qui pourront également participer. Pour rappel, la dernière campagne nationale, « Naturellement généreuse » date de 2014.

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