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Larivot : on voit le bout du pont

Pierre ROSSOVICH franceguyane.fr 11.03.2010

En deux jours, deux poutres longitudinales ont été mises en place afin de supporter la pile 13 du pont / photo HG

Les travaux du pont du Larivot sont entrés dans leur phase finale. La réouverture devrait s’effectuer le 19 mars. Et peut-être même avant, selon la préfecture.

Les embouteillages de la RD5 connaissent désormais leurs derniers jours. La réouverture du pont du Larivot — fermé à la circulation depuis fin novembre — est imminente et les travaux vont bon train. À tel point que le préfet Daniel Ferey s’avance même sur une réouverture avant le 19 mars. Preuve que la prime d’avance sur le délai (de 20 000 euros par jour) annoncée par ce dernier a porté ses fruits. « Cela a joué, c’est sûr, répond Daniel Ferey. Mais au final qui est gagnant ? Pas les entreprises, mais l’État et surtout la population ». Depuis mardi, on est donc entré dans la phase finale des travaux. En deux jours, deux poutres longitudinales ont été mises en place afin de supporter la pile 13 du pont. « La pile défectueuse va reposer sur ces deux quadripodes, explique Claude Lereun, responsable du service des routes à la DDE. Deux autres poutres transversales vont ensuite être installées et reposeront sur les deux premières ». Avec autant de sécurité, plus aucun risque d’affaissement assure la DDE. En outre, toutes les autres piles du pont ont été examinées par des plongeurs. Si pour la plupart, la corrosion est à surveiller, il n’a pas été découvert de perforation, et aucun ne présente de danger. Avec la reprise de la circulation sur le pont du Larivot, que vont devenir les navettes reliant la pointe Liberté au Vieux Port de Cayenne ? Comme prévu, la préfecture continuera de les financer quinze jours de plus, « pour assurer la continuité ». Au-delà, aux communes concernées (Cayenne, Montsinery et Macouria) de se concerter et de trouver une solution. Intercommunale ou intersyndicale, le préfet ne se prononce pas. Une chose est sûre, il faut se décider vite. « Il ne faut pas qu’il y ait d’interruption, assure-t-il, sinon cela ne fonctionnera pas. Les gens vont reprendre leurs voitures et oublier les navettes. Si un organisme existant peut tout prendre en main nous sommes preneurs. J’étudie d’ailleurs les possibilités de prendre en charge 80 % des coûts pendants les six premiers mois, dans le cadre d’une subvention européenne ». Après trois mois de galère, les automobilistes guyanais vont enfin pouvoir retrouver le sourire.
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