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La moitié des aires de baignade interdite

G. R. Jeudi 28 juin 2018
La moitié des aires de baignade interdite
Après les sargasses, c'est la qualité des eaux de Guyane, victimes de contamination fécale, qui est pointée du doigt (photo d'archives)

Suite au bilan annuel de l'Agence régionale de santé (ARS), neuf aires de baignade sur les 20 recensées en Guyane sont interdites à la baignade. Une contamination fécale est à l'origine de la dégradation de la qualité des eaux.

De la crique Patate à la plage du Rorota, neuf aires de baignade sur les 20 recensées en Guyane depuis 2015 sont désormais interdites à la baignade. L'Agence régionale de santé (ARS), via son bilan 2017 et 364 prélèvements, a dû procéder à ces fermetures. En cause : une contamination fécale. « Depuis cinq ans, la qualité des eaux se dégrade et la loi nous impose d'interdire la baignade » , précise Marie-Anne Pons, directrice de la santé publique à l'ARS.
DES CANALISATIONS VÉTUSTES
Cette contamination provient essentiellement des eaux usées et remet en cause l'assainissement des communes. Les raccordements sauvages et le manque de stations d'épuration font aussi partie de l'équation. La communauté d'agglomération du Centre littoral (CACL) a pourtant pris la gestion de cette compétence, « des investissements conséquents sont faits mais le réseau des eaux usées est tellement vétuste que la pollution continue » , lâche un professionnel des canalisations. Et la dégradation ne date pas d'hier. Petit à petit, la qualité de l'eau a été déclassifiée. « Nous avons demandé à Cayenne d'établir des profils de baignade, c'est-à-dire des études d'impact en vue de trouver des solutions » , souligne la responsable de la santé publique à l'ARS. Ces profils doivent permettre d'améliorer la gestion du site de baignade, la qualité de son eau et de ses environs.
UNE BAIGNADE À RISQUE
Passer outre l'interdiction de baignade ne sera pas sans conséquence. Si la contamination fécale n'est pas pathogène en soi, elle permet l'apparition d'autres microorganismes qui eux, le sont : virus, parasites, bactéries adorent s'y développer. Se baigner pourra alors entraîner des conjonctivites, des maladies de la peau, des amibes voire des hépatites.
COMMENT FAIRE RESPECTER L'INTERDICTION DE BAIGNADE ?
C'est aux communes de prendre des arrêtés d'interdiction. Des panneaux vont être dressés devant les plages et les criques mises au banc et la mairie de Cayenne va utiliser des barrières pour condamner l'accès de certaines plages. La préfecture peut aussi se substituer aux communes qui n'agiraient pas. C'est même souvent le cas puisque cinq interdictions sur les neuf actuelles ont été dressées par le préfet. Le respect de l'interdiction passera aussi par une large connaissance du public de cette pollution. Un dépliant réalisé par l'ARS va être distribué au plus grand nombre.
Les neuf sites interdits
Cayenne : Plages de Grant, du Chemin Hilaire, de Zéphir, de Colibri.
Rémire-Montjoly : Lac Saccharin
Sinnamary : Crique Toussaint
Iracoubo : crique Organabo
Montsinéry : crique Patate
Roura : crique Fourgassier

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