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La fiabilité d'Air Caraïbes mise à mal

D. ST-J. France-Guyane 17.08.2011

Les passagers d'Air Caraïbes qui ont été bloqués cinq jours à Belém rejoignaient hier l'aéroport à destination de Paris Orly (HG)

Bloqués cinq jours suite à un problème technique, les passagers de la ligne Cayenne-Belém se mobilisent pour obtenir des explications sur la fiabilité de la compagnie. Des suites judiciaires sont envisagées.

La compagnie Air Caraïbes informe ses passagers que depuis jeudi, pour des raisons techniques, les liaisons entre Cayenne et Belém ont dû être interrompues. La compagnie regrette ces désagréments et assure ses passagers d'avoir mis en oeuvre tous les moyens possibles pour la résolution de cette situation... »
Ce communiqué, diffusé lundi, ne répond pas à l'exaspération des passagers qui se sont retrouvés bloqués cinq jours à Cayenne, mais aussi à Belém. Parce que « l'Embraer a encore fait des siennes! » , une soixantaine de personnes se sont « retrouvées parquées dans un hôtel à 40 minutes du centre de Belém pendant cinq jours » , raconte Marc, l'un de ces 65 passagers. Il avait fait le voyage depuis Toulouse et, après une escale à Cayenne, il voulait visiter la capitale brésilienne. Il dénonce « un manque de considération et de professionnalisme » de la compagnie qui les a abandonnés à leur sort, « avec seulement le droit à cinq minutes de communication téléphonique par jour pour contacter nos familles » .
Le départ programmé le jeudi à 14 h 55 avait d'abord été reporté en soirée avant d'être « renvoyé à une date ultérieure » . « Personne n'était en mesure de nous apporter des informations sur les causes de ce retard et sur les solutions envisagées » , poursuit-il. Pour entrer en contact avec le responsable de la compagnie, « il a fallu menacer l'intervention de la police fédérale » . Les passagers « naufragés » ont contacté le ministère des Transports, le consul de France et l'aviation civile du Brésil. Une action en justice est envisagée avec des avocats parisiens. « Il ne faut pas que cela se reproduise. Il faut qu'une enquête soit faite sur cette compagnie, sur sa fiabilité pour assurer la sécurité de ses passagers. Vérifier que les droits des passagers ont été respectés et obtenir des indemnisations pour le préjudice matériel et psychologique. »
Béatrice Dupont, responsable commerciale Air Caraïbes Guyane, comprend la colère des passagers. Elle explique : « L'avion est tombé en panne le jeudi. Il l'est encore aujourd'hui (hier, NDLR), il y a des pièces à faire venir. Dès le vendredi, nous avons cherché des solutions. Malheureusement, le week-end du 15 août n'a pas facilité les choses. Les passagers peuvent nous écrire. Nous sommes prêts à tout mettre en oeuvre pour qu'ils aient des réponses rapides » .
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Vos commentaires

mica19.08.2011  recommander (0)

Ouille!

Je n'ai jamais vécu ce genre de situation, ce n'est pas agréable mais il vaut mieux être cloué au sol que de servir de nourriture aux poissons.


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benj7718.08.2011  recommander (0)

Les faits sont têtus

Ce segment est trop peu fréquenté pour qu'on puisse espérer une desserte autre que par un seul avion, en bout de ligne de surcroît. De ce fait toute panne du seul et unique avion entraînera des retards, d'autant plus que les compagnies brésiliennes qui fréquentent Belém n'ont pas l'agrément international: on ne peut donc pas affréter un zinc de la GOL, par exemple, pour rapatrier les passagers.
Cela dit, des questions se posent: 5 jours pour trouver des pièces d'Embraer, au Brésil? (Embraer est une compagnie brésilienne). Le responsable injoignable? Le pinaillage sur les accès téléphoniques? Tout ça mérite réponses et indemnisation. Mais de grâce que les gens coincés râlent et se battent c'est normal. Qu'ils ne nous la jouent pas "réfugiés de guerre"! Ils n'étaient ni à Tripoli, ni à Mogadiscio!
Mon pronostic? Compte tenu de la faible fréquentation de la ligne hors vacances scolaires (et encore), AC lâchera le segment sur lequel elle doit perdre un maximum d'argent.


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17 mai 2012