En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l’utilisation de Cookies pour vous proposer des services et offres adaptés à vos centres d'intérêt.
Pour en savoir plus et paramétrer les cookies, cliquez ici. X Fermer
  • S'abonner aux flux RSS de France-Antilles.fr
  • Partager cet article sur Facebook
  • Partager cet article sur Twitter
  • Partager cet article sur LinkedIn
  • Partager cet article sur Google +

La CTG obtient la compétence des permis offshore

P.-Y.C. Dimanche 4 Février 2018 - 17h22
La CTG obtient la compétence des permis offshore
Mardi 4 décembre. L’information est donnée par le Bulletin de l’industrie pétrolière : le deuxième forage d’exploration pétrolière au large de Cayenne n’a rien donné. Mais la campagne menée par Shell continue.

Le gouvernement a publié le décret sur l'attribution des permis miniers en mer. La Collectivité territoriale sera donc l'autorité qui décidera de la poursuite des travaux de Total au large de la Guyane.

Après dix-sept ans de combat, la Collectivité territoriale (CTG), qui a succédé au conseil régional, obtient la compétence de la délivrance des permis miniers offshore. Cette disposition avait été votée dans la loi d'orientation pour les Outre-mer en décembre 2000. Le décret d'application est paru ce dimanche.
"Par conséquent et concrètement, la CTG sera en mesure de délivrer un permis d'exploitation du domaine Guyane Maritime au groupe Total si les recherches en cours s'avèrent fructueuses", souligne la CTG dans un communiqué. En mars, alors qu'elle n'en avait pas la compétence,la Collectivité avait attribué ce permis à Totalpour protester contre la lenteur de l'État à mettre en œuvre la disposition votée en 2000.
Décret du gouvernement
Communiqué de la CTG


Pour transmettre un commentaire, merci de vous identifier (ou de vous inscrire en 2min)

Mot de passe oublié?
Inscription express
19 commentaires

Vos commentaires

Affreux Jojo 05.02.2018

Nous choisissons donc la voie de "développement" la plus facile : le pétrole, l'or, le bois... rien que des matières premières...
Je ne vois pas comment nous pourrons nous en sortir, vu notre environnement géographique.

Répondre Signaler au modérateur
amigo 05.02.2018

et vous suggérez quoi? Car je ne vois pas d'autres alternatives!

Répondre Signaler au modérateur
Paassy 05.02.2018

Je me permet de répondre. Le développement durable est tout à fait possible chez nous, le potentiel est là et il est important. Un rapport avait été produit il y a quelques mois par le ministère de l’environnement. Ce rapport propose même "un plan d’actions opérationnel et argumenté qui permettrait de faire de la biodiversité guyanaise un levier de développement économique et social futur". Il souligne le considérable potentiel de la biodiversité et de l'écotourisme en Guyane, complètement négligé. ( http://cgedd.documentation.developpement-durable.gouv.fr/document.xsp?id=Cgpc-CGEOUV00243595 )
Bien évidement, ce rapport n'a eu aucun écho auprès de nos décideurs.
Le développement durable aurait-il le défaut d'être endogène, socialement équitable, et dépourvu des influences sonnantes et trébuchantes propres aux multinationales friandes de procédés corrupteurs ?

Répondre Signaler au modérateur
g6d 05.02.2018
écotourisme?

Avec des billets d'avion à plus de 800€ et le moindre petit séjour de 2 jours à plus de 200€, qui viendra en Guyane dont bon nombre de ses habitants considèrent leur pays comme une déchetterie à ciel ouvert?
Plus de 80% des touristes viennent voir des amis ou leur famille.
En matière d'écotourisme, il y a largement aussi bien et bien moins cher dans les pays avoisinants.
Quant à faire vivre un pays et ses habitants sans espèces sonnantes et trébuchantes.... alors que beaucoup se plaignent que le SMIC n'est pas assez élevé!

Répondre Signaler au modérateur
Paassy 06.02.2018
Pourquoi répéter les erreurs du passé ?

Cela impose de changer fondamentalement le logiciel Guyanais et toute la société y gagnera puisque une économie basée sur l'écotourisme impose des actions à tous les niveaux. Quasiment chaque Guyanais pourra devenir acteur du développement local. Le potentiel est énorme.
En devenant attractif, nous entrerons dans un cercle vertueux, augmentation des dessertes aériennes et donc baisse des prix, développement d'une vraie filière hôtelière, formation des jeunes, emplois, mise en valeur de la biodiversité, des cultures et des savoirs faire traditionnels, etc...
Tous les pays ayant choisi cette voie réussissent, je ne vois pas pourquoi on y arriverait pas.
Affreux Jojo a parfaitement résumé le type d'économie que nous récolterons dans le cadre de l'exploitation des matières premières.
D'ailleurs, la Guyane a connu des périodes d'exploitation industrielle de l'or dans son passé, qui n'ont fait qu'enrichir des poignées d'individus seulement.
Pourquoi répéter les erreurs du passé ?

Répondre Signaler au modérateur
cél 05.02.2018

Le développement durable est l’idée que les sociétés humaines doivent exister et répondre à leurs besoins sans compromettre la capacité des générations futures à répondre à leurs propres besoins.

Concrètement, cela signifie que l’humanité doit se développer en prenant en compte les aspects économiques, mais aussi en respectant l’environnement, et en créant les conditions d’une société juste et harmonieuse. Contrairement au développement économique, le développement durable est un développement qui prend en compte trois dimensions : économique, environnementale et sociale.
Donc en quoi le pétrole,l'or, le bois etc sont interdit dans cette conception de DD? Importer du poulet congelé, du coca, du maÏs en boite (cultivé intensivement) c'est durable? Je pense qu'au contraire la Guyane si elle respecte la vraie définition du DD devrait être un exemple au yeux du monde. Utilisons notre retard pour ne pas faire les mêmes erreurs qu'ailleurs et ne pas faire ces erreurs ça ne veut pas dire tout interdire! Dans ce cas on détruit toutes les voitures en Guyane et on circule à vélo!!! pour ça on peut le faire dès demain!

Répondre Signaler au modérateur
Paassy 06.02.2018
On a dit durable

Il est pourtant assez logique que l'exploitation de ressources non renouvelables comme l'or et le pétrole ne puisse s'inscrire dans une démarche de développement économique durable !

Répondre Signaler au modérateur
Affreux Jojo 05.02.2018

Je ne me sens pas capable en quelques lignes, de poser un modèle de développement pour la Guyane.
Mais ce que je sais, c'est que les pays qui suivent ce modèle d'exploitation des matières premières, tombent dans les mêmes travers :
- économie de rente
- corruption
- destruction de l'environnement
Et quand tout a été bien retourné, pompé, rasé, il ne reste que les yeux pour pleurer.

Répondre Signaler au modérateur
Biboo 04.02.2018

"La CTG restera vigilante sur le fait que sa compétence, objet de ce décret, permette qu’il appartienne au territoire, sur la base des explorations en cours, de se prononcer librement sur
l’octroi de suite sur le permis éventuel d’exploitation que sollicitera le Groupe Total." Dans tes rêves ...... L'Etat a déjà accordé de façon tacite, un permis d'exploiter en cas de résultats concluants de la phase recherche.

Répondre Signaler au modérateur