En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l’utilisation de Cookies pour vous proposer des services et offres adaptés à vos centres d'intérêt.
Pour en savoir plus et paramétrer les cookies, cliquez ici. X Fermer
  • S'abonner aux flux RSS de France-Antilles.fr
  • Partager cet article sur Facebook
  • Partager cet article sur Twitter
  • Partager cet article sur LinkedIn
  • Partager cet article sur Google +
LA SÉRIE DU VENDREDI : ESCAPADES AU PÉYI

La crique Mataroni en kayak pour les sportifs

Marine JACQUES Vendredi 11 août 2017
La crique Mataroni en kayak pour les sportifs
Il faut compter environ deux heures de pagaie avant d'accéder au layon de la savane roche Annabelle (DR)

Au risque de se répéter, la Mataroni, un affluent de l'Approuague, est une des plus belles criques de Guyane. C'est une porte d'entrée vers la savane roche Annabelle. Mais pour s'y rendre, il faut être prêt à traverser de nombreux sauts. Cette sortie requiert une bonne condition physique.

La Mataroni est un affluent de l'Approuague qui est répertorié comme une Zone naturelle d'intérêt écologique faunistique et floristique (Znieff). La Direction de l'environnement, de l'aménagement et du logement de Guyane (Deal) la qualifie de « remarquable » pour la qualité des habitats ripicoles (en bordure des eaux courantes) et des sauts. Il est très agréable de la sillonner en canoë-kayak pour apprécier les bruits de la forêt dont les cris des singes hurleurs roux.
La Znieff de la Mataroni se situe à une trentaine de kilomètres au sud du bourg de Régina. Pour y accéder, il faut prendre une pirogue jusqu'au saut Trou cochon. Les piroguiers acceptent de charger les canoë-kayak sur la pirogue. Il faut compter environ 450 euros (trois heures de navigation) pour six personnes et trois kayaks (type rotomod biplaces). Au saut Trou cochon, un petit carbet a été aménagé par des chasseurs et les lieux se prêtent au carbet-bâche.
PRÉVOIR QUATRE JOURS POUR LA SORTIE
Les moins sportifs peuvent profiter de ce site, se laisser redescendre en kayak jusqu'au saut Lavillette pour y passer également une nuit avant de rejoindre Régina ou de rappeler le piroguier. Les plus sportifs peuvent remonter la Mataroni jusqu'à la savane roche Annabelle. Il y a plusieurs sauts à traverser. Ils sont trop puissants pour être passés à la pagaie, surtout en saison des pluies quand le débit est très fort. Il vaut mieux tenter l'expérience en saison sèche. Des layons sont tracés pour contourner les sauts à pied par la forêt. Il faut alors porter le chargement et les embarcations sur plusieurs dizaines de mètres. Le saut Ciment est le plus impressionnant. Il faut le contourner par la gauche en suivant un layon pendant 200 m. Le layon est étroit et, à certains endroits, à flanc de colline. Il ne faut pas l'emprunter si vos conditions physiques ne le permettent pas car, au bout du layon, il y a encore un effort à fournir pour la mise à l'eau et pour pagayer à contre-courant. Il faut compter environ deux heures de pagaie avant d'accéder au layon de la savane roche Annabelle, en sachant que vous aurez déjà pagayé pendant au moins trois heures de saut Trou cochon à saut Ciment. Compter environ trente minutes de marche pour arriver à la savane roche Annabelle. C'est sportif! Il faut prévoir au moins quatre jours et un GPS.
Le club de l'Aspag a publié une fiche technique et des coordonnées GPS sur son site internet : www.aspag.fr
Au saut Trou cochon, un petit carbet a été aménagé par des chasseurs et les lieux se prêtent au carbet-bâche. (DR)

Pour transmettre un commentaire, merci de vous identifier (ou de vous inscrire en 2min)

Mot de passe oublié?
Inscription express
Aucun commentaire