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Kanawa : Orange marine va faire un noeud au fond de l'eau

Michel LE TALLEC Lundi 10 septembre 2018
Kanawa : Orange marine va faire un noeud au fond de l'eau
101 m de long, 22 de large, construit il y a moins de 4 ans, le Pierre-de-Fermat embarque 75 marins et techniciens. Il peut transporter 2700 km de câbles. (MLT)

Dernière étape de l'installation du câble sous-marin Kanawa qui relie la Martinique à la Guyane, le raccordement des deux tronçons, qui doit de faire ces jours-ci, va permettre de « sécuriser les liaisons Internet » . Mais la mise en service effective ne se fera qu'en début d'année 2019, selon les responsables d'Orange Marine.

Une épissure. Ce très vieux terme de marine désigne l'opération qui permet de raccorder ensemble deux bouts de cordages, de façon à n'en former qu'un seul. Technique maîtrisée depuis des siècles par tous les marins du monde, elle consiste en un savant entrelacs des torons (brins) des cordages respectifs. Toutes proportions gardées, évidemment, c'est ce à quoi vont s'appliquer ces jours-ci les techniciens et ouvriers embarqués à bord du Pierre de Fermat. Dernier-né de la flotte câblière d'Orange Marine (1), ce navire moderne et ultra-sophistiqué a fait une courte escale au port de Dégrad-des-Cannes, avant de reprendre la mer, pour se positionner dans le nord de Kourou. « Nous allons y réaliser l'épissure finale du câble Kanawa, précise Jean-Luc Vuillemin, directeur général Orange International Networks (Infrastructures et Services) venu, en compagnie de Thierry Kergall, directeur Orange Antilles-Guyane, rendre visite au Pierre de Fermat. Un travail qui devrait prendre entre 12 et 24 heures. »
À PARTIR DE 200 MILLIONS D'EUROS LE CÂBLE
Long de 1721 kilomètres, doté de 15 répéteurs (2) et d'une possibilité ouverte de branchement vers La Barbade (voir infographie ci-contre), il court entre Schoelcher en Martinique et Kourou en Guyane, ce câble Kanawa doit à terme « sécuriser complètement les liaisons des internautes guyanais » affirment les responsables d'Orange. Quand ? « D'ici le début de l'année 2019, car nous avons un certain nombre d'opérations complémentaires à réaliser avant la mise en service définitive. Outre l'épissure dont nous venons de parler, nous devons procéder aux raccordements terrestres, à Schoelcher et à Kourou. Or, nous devons respecter certaines contraintes environnementales, comme celle concernant la ponte des tortues, dont c'est la saison. Et puis, nous avons un ensemble de procédures de vérifications à mettre en place, des essais... Tout ça va prendre un peu de temps. » Et a déjà coûté de l'argent : toujours selon les responsables d'Orange, « Kanawa, c'est tout compris, entre 35 et 40 millions d'euros. À titre indicatif, un câble transatlantique, c'est entre 200 et 300 millions d'euros, et l'un des plus longs, le Marseille-Singapour, a coûté 500 millions d'euros. »
Rémy (à droite) et Antoine sont jointeurs. Leur travail : réparer les dommages sur les fibres optiques. (MLT)
Le navire câblier, aux ordres du commandant Hugo Plantet, a accueilli à son bord Jean-Luc Vuillemin, directeur général Orange International Networks (Infrastructures et Services), au centre, et Thierry Kergall, directeur (MLT)
(DR)
(1) Orange Marine, c'est une flotte de six navires-câbliers, deux affectés à la pose, quatre à la maintenance.
(2) Un répéteur est un dispositif technique, placé tous les 100 kilomètres environ, qui permet de rafraîchir le signal optique.
Tout sur les câbles sous-marins... et Orange marine
- 330 câbles sous-marins en opération dans le monde, tous opérateurs confondus.
- 99% de l'internet mondial passe par le câble.
- Orange Marine, c'est 450 000 kilomètres de câbles sous-marins (soit le quart de l'ensemble mondial), une présence dans 220 pays ou régions, un budget d'un milliard d'euros par an.

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