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Chantiers : ces poussières qui indisposent les riverains

T. F. Mercredi 09 octobre 2013
Chantiers : ces poussières qui indisposent les riverains
En août, un habitant a garé sa voiture en travers du chemin d'accès à un chantier pour protester contre les nuisances (photo d'archives)

Les voisins des chantiers de construction en cours sur l'île de Cayenne se plaignent régulièrement des inévitables nuisances liées aux travaux, comme l'effet des poussières sur leur santé.

Du bruit, un paysage totalement modifié et surtout un soulèvement de poussières quasi permanent. Les occupants des habitations qui jouxtent les chantiers de construction et de terrassement de l'Ile de Cayenne s'accommodent difficilement des inévitables nuisances liées aux travaux. Si la plupart des riverains prennent toutefois leur mal en patience, certains, moins conciliants, se plaignent ouvertement. D'autres, simples locataires, ont d'ores et déjà fait le choix de déménager afin d'échapper à un environnement qui les oppresse.
« On mange de la poussière toute la journée » , peste Yves, propriétaire d'une maison sur la route de Montabo. Une demeure qui, il y a encore un an, faisait face à une parcelle forestière. Depuis, le paysage est fait de camions, d'engins de chantier et de poussières de latérite. « Si on a le malheur de laisser une fenêtre ouverte, on en retrouve partout dans la maison » , assure-t-il. Une voisine ajoute : « Tout le monde tousse dans la maison. J'ai parfois des difficultés pour respirer tellement c'est prenant. Et je ne parle pas du bordel que font les machines. C'est intenable. »
Néanmoins, pour l'heure, il n'existe aucune donnée concrète, exception faite des griefs des riverains, permettant d'évaluer les risques pour la santé.
Grâce à sa station installée à Baduel, l'Observatoire régional de l'air (Ora) prend régulièrement des mesures. Mais elles se veulent globales et ne ciblent pas une zone en particulier. « Nous avons la possibilité de le faire à un point voulu avec nos unités mobiles, explique la directrice, Kathy Panéchou-Pulcherie. Mais pour ça, il faut qu'il y ait une demande de la collectivité. »
Ingénieur d'études au sein de l'Ora, Alexis Jeannot précise : « Les particules de poussières peuvent évidemment avoir une incidence sur la santé. Si elles ne sont pas toxiques, l'accumulation dans les poumons peut entraîner une gêne, une irritation. » Des effets variables d'une personne à une autre. Les plus sensibles ne pourront toutefois pas consulter un allergologue à l'hôpital de Cayenne. L'unique spécialiste a quitté l'établissement de santé en septembre.

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