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Quand la street dance revient dans les quartiers

Karine BANGIL Jeudi 09 août 2018
Quand la street dance revient dans les quartiers
Samuel Seling a su fédérer autour de lui les passionnés de danse de rue... et les résultats sont là (KB)

À Saint-Laurent du Maroni, au complexe sportif Bertène-Juminer, la compagnie Jeunes sans limites (CJSL) a présenté un spectacle de danse urbaine (street dance) de haute volée, vendredi.

Les jeunes danseurs amateurs de la compagnie Jeunes sans limites (CJSL) ont offert vendredi un spectacle digne d'une compagnie rodée, au gymnase du lycée Bertène-Juminer, à Saint-Laurent du Maroni. Animé par Laureen Linyon, assistante du service appui à la vie associative de Saint-Laurent du Maroni GEPSL (groupement d'employeurs processions sports et loisirs), il s'agissait de la restitution des ateliers de danse menés durant le mois de juillet dans les quartiers Vietnam, les Écoles, aux Sables-Blancs, à La Charbonnière. Ces jeunes ont déjà fait parlé d'eux : lors de leur toute première prestation sur scène, à l'ouverture du Maroni Parc, et surtout lors de leur participation, remarquée, à l'Urban Step festival. Et ce n'est qu'un début...
PETIT ATELIER DEVIENDRA GRAND...
Samuel Seling, vice-président de la CJSL, avait un désir : faire revenir la danse urbaine dans les quartiers de Saint-Laurent du Maroni. Première étape : rassembler des jeunes autour de cette passion commune. En avril, il se rapproche d'Edouard Phanis, à la politique de la ville, qui soutient le projet. Samuel et son équipe se structurent en association. Depuis les vacances de Pâques, la ville de Saint-Laurent du Maroni subventionne l'association compagnie Jeunes sans limites pour mener différentes actions dont des ateliers de danse dans les différents quartiers. Les jeunes danseurs amateurs ont présenté leur première restitution à l'école Jacques-Voyer en mai, en petit comité.
« Grâce au succès du mois d'avril, nous avons pu reconduire l'action durant le mois de juillet avec deux danseurs professionnels : Bboy Dany et Clayton. Soutenus par le maire, Léon Bertrand, et son adjoint chargé de la culture, Franck Thomas, nous avons pu participer à l'Urban Step festival. Luciane Dicene, alias Nounouche, est ressortie gagnante dans les battles kidz vs all styles, du haut de ses 9 ans. Nous sommes tous très fiers d'elle. Après un mois d'ateliers un peu partout dans Saint-Laurent, nous sommes fiers de présenter une très belle restitution avec une performance signée Nadia et Dizzy, danseurs professionnels » , poursuit Samuel Seling.
OBJECTIF PROFESSIONNALISATION
« Aujourd'hui, nous sommes structurés en association, affiliée à la Fédération française de danse et nous espérons, dès la rentrée en septembre, pouvoir ouvrir des ateliers avec de nouveaux licenciés et offrir à nos jeunes des quartiers la possibilité de se professionnaliser » , annonce Éric Assodanoe, membre actif de la CJSL. La compagnie pourra compter sur le soutien de la ville pour persévérer sur cette voie : Josette Lo-A-Tjon, huitième adjointe au maire, l'a assuré. Elle a a chaleureusement félicité le travail de cette jeune association.
ILS ONT DIT
Zénoria Dicene, 8 ans, du quartier Vietnam CM1 école Toussaint-Louverture : « Je veux continuer à danser »
« J'ai toujours dansé à la maison. Samuel m'a invitée à venir parce qu'il savait que j'aime danser. C'était la première fois que j'allais à Cayenne. J'ai beaucoup aimé travailler et danser. Je veux continuer à danser. »
Yverszon Lingrisie, 16 ans, du quartier Les Orchidées, 1ère CAP MVA au lycée Raymond-Tarcy : « Je veux en faire mon métier »
« Je danse avec mon groupe depuis décembre. On suit des ateliers à l'école Mouty. J'aime danser et je veux en faire mon métier plus tard. Je voudrais que l'association CJSL continue l'activité car je veux partager avec les autres. »
Luciana Dicene, 9 ans, du quartier Vietnam, CM2 école Octavien-Hodebar, championne battle kidz vs all style lors de l'Urban Step festival : « Danser, c'est ma passion »
« Je danse avec la CJSL depuis avril. Quand j'ai entendu parler des ateliers de danse par des amis, je suis venue parce que j'aime danser. Je travaille beaucoup depuis avril. C'était la deuxième fois que je dansais en compétition quand j'ai participé à l'Urban Step festival. J'ai tout donné, je me suis bien amusée. J'étais très heureuse d'avoir gagné. Je vais continuer à suivre les ateliers de la CJSL parce que danser, c'est ma passion. »

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