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« On réduit ce qu'on aime le plus »

Déborah NEUSY Jeudi 15 février 2018
« On réduit ce qu'on aime le plus »
Tous les vendredis pendant le carême, un chemin de croix est organisé dans les églises. Il rappelle celui parcouru par Jésus portant sa croix dans les heures qui ont précédé sa mort (DN)

Après l'effervescence du carnaval vient l'austérité du carême. Depuis hier, mercredi des Cendres, une période de 40 jours a commencé, durant laquelle les catholiques pratiquants et carnavaliers observeront un rythme de vie plus sobre. Au-delà de la dimension religieuse, le carême est davantage une tradition en Guyane.

Dans la religion catholique, le carême commence le mercredi des Cendres et dure 40 jours, pendant lesquels les fidèles sont censés entrer dans une période de retraite spirituelle. En Guyane et aux Antilles, le carême fait suite au carnaval. La région peut même obtenir une dérogation pour pouvoir commencer le carême le vendredi suivant le mercredi des Cendres. Après des semaines de festivités intenses où de nombreux Guyanais se sont défoulés dans les soirées paré-masqué, parades et jours gras, retour aux vaches maigres jusqu'au 31 mars, Samedi Gloria, veille du dimanche de Pâques.
Le carême marque une rupture durant laquelle les Guyanais reprennent le chemin de la piété, se recueillent à l'église, se purifient en pratiquant l'abstinence et le jeûne durant 40 jours jusqu'au Vendredi saint. Mais comme en témoignent certains carnavaliers, le carême n'est pas qu'une question de religion : « Tous les carnavaliers suivent le carême, c'est avant tout culturel. On mange moins, on fait attention, on réduit ce qu'on aime le plus » , témoigne Chantal Tieng-Long, une carnavalière de Cayenne.
ELLES ONT DIT
Marie-Evange Clet et Yléa, de Sinnamary : « Pour les plus âgés »
« J'irai à la messe à la cathédrale Saint-Sauveur tous les vendredis pour le chemin de croix. Le vendredi saint, on jeûne toute la journée, mais ce sont plutôt les plus âgés qui suivent le carême. Les jeunes ne viennent en général qu'à la fin, pour le Vendredi saint, le Samedi Gloria et le dimanche de Pâques »
Sylvia Fabriano, de Rémire-Montjoly : « Une journée de jeûne par semaine »
« Je suis catholique pratiquante, donc ce n'est pas tout à fait compatible avec le carnaval mais je le fête quand même un peu. Pendant le carême, je vais tous les vendredis à la cathédrale Saint-Sauveur après le travail, pour le chemin de croix. Le Vendredi saint, je commence à préparer mon bouillon d'awara avec ma mère et le Samedi Gloria, il y a un grand feu devant la cathédrale pour la veillée pascale vers 19 heures. Les gens pensent souvent qu'à la mi-carême, ils peuvent se remettre à sortir faire la fête, mais ça n'est pas vrai. Cette période sert simplement à dire qu'on est à mi-parcours. Avec ma famille, on essaie de jeûner un jour par semaine, ça permet d'éliminer les toxines et l'excès de galettes qu'on a ingurgitées pendant le carnaval. »
Propos recueillis par D. N.

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