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Maïlis Huguin photographie les « bijoux de la nature »

Marine JACQUES Samedi 16 septembre 2017
Maïlis Huguin photographie les « bijoux de la nature »
Cette photo d'une fourmi en position d'alerte a valu à Maïlis Huguin un prix dans la catégorie écologie comportementale et physiologique, décerné par le journal BMC Ecology qui organise chaque année un concours d'images (Maïlis Huguin)

La richesse et la beauté de la nature l'ont toujours intriguée, d'autant plus depuis qu'elle vit en Guyane. En tant que scientifique, Maïlis Huguin fait avancer les recherches sur les espèces animales. En tant que photographe, elle saisit la beauté de la biodiversité guyanaise. Ses photos sont une invitation au voyage dans le monde merveilleux des insectes.

Maïlis Huguin, 27 ans, fait partie de ces jeunes talents qu'il faut sortir de l'ombre. Elle n'hésite pas à mettre en lumière l'une des plus grandes richesses de la Guyane : la biodiversité. Ingénieure de recherche au sein de Kwata, l'association guyanaise de protection de la nature, elle consacre une partie de son temps libre à photographier les insectes qu'elle considère comme « des petits bijoux de la nature » .
Maïlis Huguin n'est pas photographe professionnelle et pourtant, ses photos lui valent de belles distinctions. Elle fait partie des lauréats du concours d'images organisé tous les ans par le journal BMC Ecology. Cette année, c'est sa photo d'une fourmi en position d'alerte, prise en Guyane, qui a été primée dans la catégorie écologie comportementale et physiologique.
« JE M'ÉCLATE DANS 3M3, VRAIMENT »
En 2015, elle a été lauréate du concours « Images de la biodiversité amazonienne » , organisé par le laboratoire d'excellence Ceba, en partenariat avec le magazine Une Saison en Guyane. Elle concourait avec sa photo « Envol d'une casside » dans la catégorie Biodiversité infiniment petite. « Son approche photo naturaliste est très singulière, car les ambiances sont toujours oniriques. C'est assez rare et cela apporte beaucoup à l'esthétique photographique » , commente Pierre-Olivier Jay, directeur de publication du magazine Une Saison en Guyane.
Avec son objectif 100 mm macro, Maïlis Huguin s'approche au plus près de ces petites bestioles pour en saisir les moindres détails. « La photographie est un moyen de mieux observer la faune, et d'en faire ressortir l'aspect esthétique » , explique-t-elle. Elle offre, en effet, un tout autre regard sur les insectes et autres petits animaux, objets de peurs irrationnelles et bien souvent vus comme des espèces envahissantes. Sur les photos de Maïlis Huguin, ce ne sont pas de simples insectes qui apparaissent mais des êtres beaux et intriguants. La jeune femme révèle aussi bien les charmes d'une matoutou que d'une casside (coléoptère) ou encore d'une chenille. Grâce à la technique du macro et à un soupçon de post traitement de la photo via le logiciel Lightroom, elle nous fait découvrir les couleurs vives et insoupçonnées de ces petites bêtes qui nous entourent.
Nul besoin, en effet, de s'enfoncer en forêt pour dénicher ces bijoux de la nature. Une petite chenille multicolore, qui semble sortir tout droit de l'univers d'Alice au pays des merveilles, a été prise en photo au mont Saint-Martin, à Rémire-Montjoly. Bien que Maïlis Huguin ait l'opportunité, dans le cadre de ses fonctions, d'accéder aux réserves naturelles de Guyane, elle trouve aussi son bonheur sur le littoral de Cayenne. Le Rorota, cette balade accessible au grand public depuis la route des Plages, est un véritable habitat pour de nombreuses espèces animales. « Je m'éclate dans 3m3, vraiment » , assure Maïlis Huguin avec le sourire. Elle vit en Guyane depuis plus de quatre ans et entend y rester pour un temps indéterminé. En parallèle à ses recherches scientifiques, elle entend se déclarer, à moyen terme, photographe professionnelle pour exposer au grand public toute la beauté de la biodiversité guyanaise.
Maïlis Huguin, ingénieure de recherche à l'association Kwata et photographe de la biodiversité guyanaise (MJ)
Bio express
Maïlis Huguin a travaillé dans plusieurs unités de l'Institut Pasteur de la Guyane et est employée aujourd'hui par l'association Kwata en tant qu'ingénieure de recherche. Avec le directeur de Kwata, Benoît De Thoisy, qui est aussi chercheur à l'Institut Pasteur, elle gère la collection Jaguars, un ensemble de tissus biologiques (biopsies, spécimens entiers, crâne et ADN). C'est une collection unique en Guyane qui permettra de développer un centre de ressources sur la génétique animale. Maïlis Huguin s'intéresse également de près aux chauves-souris vampires dans le cadre de ses recherches. Elle a fait des études dans l'Hexagone en biologie des organismes, sciences de l'insecte et écologie comportementale.

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