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Les peuples autochtones se démarquent

Serge RAVIN Jeudi 10 août 2017
Les peuples autochtones se démarquent
Le départ de la procession, du village de Lima ers le rond-point califourchon (SR)

La traditionnelle cérémonie chamanique qui s'est tenue hier matin au rond-point Califourchon, à Matoury, a été suivie de discours forts tenus par les responsables amérindiens présents. Ils veulent organiser eux-mêmes l'édition 2018 et veulent se détacher des Bushinengue.

Pour la 7e édition des Journées internationales des peuples autochtones, le village Sainte-Rose de Lima, à Matoury, était en pleine effervescence, hier matin. La procession s'est rendue à pied jusqu'au rond-point Califourchon où le chaman s'est livré à une cérémonie traditionnelle, face au totem. La cérémonie terminée, le cortège a regagné le village où les personnalités et une partie de la population ont été accueillies au grand carbet du village. Anne-Marie Chambrier, en maîtresse de cérémonie, a énoncé les activités les différentes activités prévues. Elle a ensuite donné la parole à tous les chefs coutumiers dont ceux des ethnies Kalin'a, Lokono, Paykweneh, Teko, Wayana et Wayäpi. Un conteur accompagné de musiciens a clos le rendez-vous avec un petit spectacle avant de déguster un coui de cachiri.
LES CHEFS COUTUMIERS CONDAMNENT LA « MARGINALISATION »
Contrairement aux années précédentes le ton des discours s'est endurci. Notamment celui de Philippe Chambrier, coordinateur général de la fédération des organisations autochtones de Guyane. Il a rappelé que cette journée est un moment de très grande tristesse suite aux suicides survenus récemment dans la communauté amérindienne, notamment à Trois-Sauts. Il a condamné « la marginalisation dans laquelle vivent les Amérindiens et les difficultés d'accès à leurs droits fondamentaux rappelant qu'ils sont avec les Kanaks en Nouvelle-Calédonie. Saluant le président de la Collectivité territoriale et les personnalités présentes, ils les a remercié de ne pas prendre la parole aujourd'hui, faisant ainsi preuve de respect envers les peuples amérindiens » . Il a également voulu qu'il n'y ait « aucun amalgame entre les peuples autochtones et les bushinengue » en donnant la définition de l'autochtone « qui est celui dont l'ancêtre habitait le territoire avant toute colonisation » , rappelant la position de la CNCDH (Commission nationale consultative des droits de l'Homme) selon laquelle il y a compatibilité entre la constitution française et la reconnaissance des Amérindiens de Guyane et l'article 169 de la convention de l'OIT (Organisation internationale du travail) donnant une plus grande part de décision dans la gestion des peuples autochtones par eux-mêmes » . Il a aussi fait allusion aux accords de Guyane cédant 400 000 hectares de terre aux Amérindiens.
Philippe Chambrier projette que les prochaines Journées des peuples autochtones soient organisées par la communauté amérindienne de Guyane elle-même.

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