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Le Haut-Maroni met le faya à Toulouse

Guillaume AUBERTIN Mardi 03 juin 2014
Les danseuses du groupe Angi Fushi, venues de Papaïchton (GA)

Une délégation guyanaise a passé dix jours sur les bords de la Garonne, grâce à l'association Chercheurs d'autres. Un voyage riche en découvertes et en émotions...

« C'est bizarre, on n'a pas l'impression d'être à Toulouse. » Et pourtant...
Encore tout essoufflé par l'ébouriffant show qu'il vient de livrer en compagnie de ses complices Wayana Boy et des Success Fighters, venus comme lui du Haut-Maroni, Serge Biron, alias Byron Style, a encore du mal à réaliser ce qui lui arrive. S'il flotte comme un parfum de Guyane, ce vendredi soir, aux abords du Metronum, c'est bien la Garonne, et non le Maroni, qui coule paisiblement, à quelques centaines de mètres de là.
À l'origine de ce voyage inédit, l'association Chercheurs d'autres tenait « à réunir les populations de la Garonne et du Maroni autour d'une semaine d'échanges » , comme le résume David Crochet, l'un des membres fondateurs de l'association. La soirée Piisii Sani était aussi l'occasion de rendre hommage, en musique, à Sébastien Guillemain, un des fondateurs de Chercheurs d'Autres, qui avait photographié les puu baaka de Kottica en 2008.
« C'est la première fois qu'on est invité à jouer en métropole » , n'en revient toujours pas Liviman, chanteur des Success Fighters. À l'instar des membres du groupe Angi Fushi, montés sur scène un peu plus tôt, le Papaïchtonais se dit « fier de montrer (s)a musique, de partager la culture et d'exprimer des messages au nom de toutes les communes de l'intérieur » .
Des messages, les vingt-deux Guyanais participant au voyage ont eu le temps d'en faire passer au terme d'une longue semaine de tourisme et de rencontres. Invité à débattre la veille en direct sur Campus FM, Kupi Aloïké, conseiller municipal de Maripasoula, a pu, de son côté, évoquer « la bombe à retardement » qu'est l'orpaillage illégal. Une idée reprise en écho par le fantasque Wayana Boy, lancé dans une interprétation survitaminée de son vieux tube Mercure, salué par une foule conquise.
Wayana Boy et Byron style dans leurs oeuvres. (GA)
DES GUYANAIS DE TOULOUSE DANS LE PUBLIC
La diaspora guyanaise installée dans le coin ne pouvait évidemment pas louper ça. Fraîchement débarquées à Toulouse pour y poursuivre leurs études, Sabrina et Cléoma, toutes deux originaires du Maroni, sont tout simplement « fières et heureuses » de vibrer aux rythmes d'une Guyane qui leur « manque énormément » .
Naap, lui, est venu de Carcassonne pour retrouver les siens. Cela fait dix-huit ans que ce Wayana d'Elahé a quitté le pays. Alors forcément, l'émotion est grande quand il retrouve Wayana Boy au comptoir. « Cet événement prouve qu'on peut faire de belles choses, quand on vient du Maroni » , analyse-t-il, dans un improbable accent qui fleure bon le cassoulet. Ce qui ne l'empêche pas pour autant d'assumer ses origines : « Passez me voir chez moi, dit-il. J'ai du très bon kwak et de la kassav à la maison! »

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