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L'HISTOIRE D'UN QUARTIER

L'ancienne BP 134 devenue cité Arc-en-Ciel

Eugène ÉPAILLY Lundi 17 juillet 2017
L'ancienne BP 134 devenue cité Arc-en-Ciel
Deux ans de travaux ont vu sortir de terre un lotissement complet (BA)

La mémoire orale a souvent évoqué « un raz de marée » pour expliquer l'origine de la fondation de ce qui deviendra un quartier aux 5 000 habitants. Bienvenue dans la cité Arc-en-ciel. Un site habité de longue date.

Les origines de la cité Arc-en-ciel sont multiples. Au cours des années 1980, le littoral guyanais a connu une transgression marine. Elle a eu des effets sur les parties les plus exposées de la côte de Rémire par l'absence de barrières rocheuses. Sur cette côte, s'étaient construits des habitats précaires et spontanés quasiment les pieds dans l'eau. Ceux qui furent impactés, plutôt que de s'implanter sur la zone basse abritée préférèrent se replier sur Rémire où les enfants fréquentaient déjà la seule école primaire et maternelle du bourg : Jules Minidoque. Une dizaine de familles choisirent le sommet d'un petit mamelon envahi par une forêt basse. Ce secteur, lisait-on sur le plan cadastral, n'était pas constructible et était réservé à l'extension de la décharge d'ordures de la commune, propriété du Conseil général d'alors.
En 1992, on y dénombrait une quarantaine de maisons, abritant parfois plusieurs familles. La gestion locale de l'implantation humaine fut confiée, tout d'abord, à un homme d'origine sainte-lucienne : Monsieur Maisonneuve. Ancien chercheur d'or, il a opéré au coeur même d'un ancien placer aux faibles teneurs sur la route de Régina.
Haut en couleur et grande figure de par son bagout, il vivait dans une bicoque sur laquelle il avait écrit : « Qui n'est pas avec moi, est contre moi » !
UNE SEULE BOÎTE POSTALE
N'ayant pas d'adresse postale, il estima que les 134 habitants du lieu constituaient à eux seuls une boite postale : BP 134! Ainsi, le nouveau lieu-dit fut porté sur les fonts baptismaux. Il gérait le hameau et détenait un registre avec les patronymes des bénéficiaires de parcelles de terrain, des photos, etc. Face à certaines menaces, il jeta l'éponge.
La commune tenta bien d'imposer des hauteurs de parpaing à ne pas déplacer pour ne pas donner l'impression d'une politique à deux vitesses, mais, bien vite, les bâtisses en dur virent le jour et les titres d'occupation parcellaire à titre précaire passant de mains en mains, menaçaient de submerger le système mis en place. La situation devait être clarifiée. Toute la gestion était illégale, de fait.
Le quartier est devenu prioritaire en 2013 et rattaché au contrat de ville de la commune de Rémire-Montjoly. 1 442 habitants ont été officiellement recensés selon l'Institut de la statistique. Les habitants évoquent plutôt 5 000 âmes.
Le Conseil général cèda alors à la Siguy plus de 4 hectares de terrain pour faire l'objet de travaux de terrassement et de VRD durant plus de deux ans.
Les anciens habitants seront régularisés afin d'entrer dans le parc fiscal de la commune. Le promoteur implanta 102 logements et une bordure d'une vingtaine de villas sur des parcelles de 400 mètres carrés.
Depuis deux ans, les riverains de l'ancienne piste du Morne Coco ont pris l'environnement en main. Les décharges sauvages ont disparu. Des bosquets de plantes vertes les ont remplacées. Des cocotiers rappellent le toponyme d'origine.
UN CIMETIÈRE ET UN NOUVEL ESPACE DE DÉTENTE
Comme le maire l'avait promis, le cimetière a vu le jour. Les inhumations se multiplient en attendant l'arrivée du grand cimetière paysagé prévu sur l'ancien site archéologique amérindien à la gravure de l'indien pleureur, puis, colonial de Poncel-Bergrave.
Un parcours de roller vient d'être implanté avec un espace détente que d'aucuns souhaitent d'une propreté exemplaire. La nouvelle association qui se veut l'héritière bienheureuse de l'ASC Job, s'est promise de dynamiser le quartier et de relever le défi sportif de ce bassin qui n'arrive pas à faire émerger dans les élites locales une jeunesse à fort potentiel.
Un passé lié à l'esclavage
La cité Arc-en-Ciel correspond à la partie Ouest de l'habitation sucrière Beauregard. Cette unité de production de 800 hectares voyait ses 40 ha de champs de canne à sucre pousser jusque sur les terres basses du Canal de Beauregard, envahies aujourd'hui par une décharge dormante.
PLUS D'INFOS Un environnement historique oublié
Les premiers habitants de ce qui est devenu la cité Arc-en-Ciel furent les Amérindiens qui ont habité les collines basses et hautes du secteur. Bénéficiant de zones marécageuses, ils pouvaient aisément s'y livrer à la chasse et à la pêche. Les travaux de terrassement ont souvent permis de mettre en lumière cette présence : haches à encoches, poterie en céramique, urnes funéraires, roches gravées, polissoirs portatifs, herminettes abandonnées probablement dans ce qui fut d'anciens abattis.

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4 commentaires

Vos commentaires

fran973 17.07.2017
undefined

C'est possible de faire pareil à cogneau ou les pouvoirs publics vont laisser la zone devenir le plus vaste bidonville d'Europe ?

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Thierry 17.07.2017

Si on veut être complet, faut aussi préciser qu'un auteur de braquage sur deux à Rémire vient de là... Suffit de lire les actualités de France Guyane pendant un an pour le constater.

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blabla 17.07.2017
C'est pas la verité

Épally, tu habites à côté et tu racontes pas tout. Le site est sale, les déchets et les encombrants sont omniprésents, le site est une ancienne décharge et le sol est pollué et menace les habitants qui continuent d'utiliser les puits. Les habitants n'ont plus de terrain de sports et ont manifesté lors de la mise en chantier du cimetière qui n'a rien à voir avec Arc en Ciel. Demandes aux habitants, tu verras ce qu'ils en pensent.
Épally, si tu cherches un job d'été en écrivant des articles, dis la vérité et ne te mets pas du bon côté.

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cris 18.07.2017
Blablabla

Les jeunes qui veulent faire u sport ils n'ont qu'a faire comme les autres! ils vont au stade edwige a coté, quand ils ont arrêté Villa Galas y'a pas eu de grabuges?! Ces comiques de BP134 qui se prennent pour des brésiliens dès qu'il faut foutre la merde! ils font rien pour la cité! ils nous ramènent tous les problèmes, on est enfin satisfait d'avoir une route et des logements convenables! les gens qui ne sont pas content las bas ! ils ont qu'a aller a Balata!

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