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En Guyane, un marché cosmopolite à l'image de Saint-Laurent du Maroni

Alice Lauréat Vendredi 19 janvier 2018
En Guyane, un marché cosmopolite à l'image de Saint-Laurent du Maroni

L'Ouest guyanais a rendez-vous deux jours par semaine dans le centre-ville de Saint-Laurent du Maroni, place Flore-Lithaw, pour acheter fruits et légumes locaux, pour la partie extérieure de ce marché très coloré. Sous les halles, bouchers et restaurants hmong se partagent les étals.

Les mercredi et samedi matins, Saint-Laurent du Maroni vit au rythme du marché de fruits et légumes. Toute la ville s'y retrouve pour faire ses courses (AL)
La plupart des agriculteurs sont hmong et viennent de Javouhey, un village situé à une demi-heure de Saint-Laurent du Maroni. Ce sont eux qui fournissent l'essentiel de la production de fruits et légumes de Guyane. (AL)
C'est un rendez-vous incontournable dans la vie des Saint-laurentais. Tous les mercredi et samedi matins, la place Flore-Lithaw, en centre-ville, est envahie d'étals tous plus colorés les uns que les autres. Dès 6 heures, à l'ouverture, et jusqu'en milieu d'après-midi, des centaines de passants se frayent un chemin entre les étals pour acheter fruits et légumes locaux mais aussi faire des rencontres et prendre le temps de discuter. « On y vient pour faire nos courses mais on sait qu'on va tomber sur des amis, des collègues. Ça fait partie de la vie du marché à Saint-Laurent du Maroni et c'est un plaisir » , explique Marie, enseignante à la retraite. Sa voisine acquiesce : « Quand on vient faire son marché, il faut avoir du temps, on croise toujours du monde » .
Sur les étals : des légumes et des fruits locaux, comme les ramboutans, les pitayas (fruits du dragon) et le manioc, sous différentes formes. Il y a aussi des ananas, des salades, des mangues et des bananes, parmi les produits les plus courants. Les agriculteurs sont, pour la plupart, bushinengués ou hmong. Ils cultivent sur des abattis, à quelques kilomètres de Saint-Laurent du Maroni et viennent vendre sur ce marché très cosmopolite, à l'image de la ville et de la Guyane. Sous le marché couvert, il est possible de boire un jus frais et de manger une soupe hmong. Les vieux Saint-laurentais ont toujours connu ce marché en centre-ville. Avec les années, il s'est agrandi et a su devenir le « poumon de la ville » , un lieu économique de premier plan, de partage et d'échanges.
RENCONTRES
Ifalide, agricultrice depuis huit ans
J'ai un terrain de cinq hectares, route de Mana, à quelques kilomètres de Saint-Laurent. J'y cultive essentiellement des bananes, des ignames, des mangues, du chadeck et des citrouilles. Je vends aussi du maïs car c'est bon pour le diabète et donc prisé. Et puis, je propose du manioc et du riz. Avant, j'élevais mes enfants. Puis, quand ils sont devenus grands il y a huit ans, j'ai commencé à vendre sur ce marché deux fois par semaine. Le mercredi et le samedi, je me lève à 2 heures du matin, je suis parmi les premières à arriver. C'est un très bon marché, avec beaucoup de passages, des habitués qui reviennent. On prend le temps d'échanger un petit mot avec eux, ça fait partie de la vie du marché.
Félix, travaille avec ses parents
Je travaille avec mes parents sur leur exploitation agricole de 50 hectares. Je les aide à cultiver les fruits et à venir les vendre au marché. Nous habitons Javouhey, un village hmong, à une demi-heure en voiture de Saint-Laurent. Lorsque j'étais petit, mes parents allaient vendre sur e marché de Cayenne. Ils ont ensuite obtenu une place sur ce marché, plus proche de chez nous et très fréquenté. Depuis dix ans, nous venons, deux fois par semaine, avec notre camionnette remplie de fruits : des oranges, des citrons, des parepous et des chadecks. Nous avons essayé de cultiver des légumes mais c'est plus difficile et moins rentable. Les fruits qui viennent de Javouhey sont très appréciés donc on a toujours beaucoup de monde devant notre étal.

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