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Doudou Boicel honoré à Montréal

A. U. / A. V. Jeudi 08 février 2018
Doudou Boicel honoré à Montréal
Doudou Boicel, samedi, à Montréal : « C'est un des plus beaux jours de ma vie » (DR)

Auteur, poète, compositeur, peintre, le Guyanais Doudou Boicel est à l'origine de la création du premier festival international de jazz de Montréal, le Rising Sun Festijazz, en 1978. Dans le cadre du Mois de l'Histoire des Noirs, un hommage lui a été rendu au Canada pour sa contribution à la promotion de la culture noire à l'international.

Samedi dernier, Doudou Boicel a reçu à Montréal le Grand prix Dynastie. Une consécration dans le cadre de la célébration du mois de l'Histoire des Noirs. La récompense lui a été remise devant un parterre de personnalités lors du gala Dynastie, à la Cité des arts du cirque. « C'est un des plus beaux jours de ma vie. Je n'avais jamais pensé recevoir une telle reconnaissance et j'en suis honoré, je peux partir en paix maintenant, a souligné l'artiste guyanais. Cependant, mon rêve le plus cher, c'est d'avoir une plaque commémorative à mon nom avec ma photo sur la place des Arts de Montréal. » Ce témoignage lui a valu une ovation debout extraordinairement longue.
Parti de la Guyane à l'âge de 23 ans après son service militaire, Doudou Boicel arrive à Montréal en 1970 après un court séjour parisien. En 1975, il ouvre un club de jazz de célébrités, le Rising Sun, qui fait jouer des légendes du jazz et du blues : BB King, Ray Charles, Bill Evans, Cab Calloway pour n'en nommer que quelques-uns. Le but était de promouvoir la culture noire sous toutes ses formes avec le slogan : « Le jazz n'est pas mort. » En 1977, il produit dans son club un premier festival de jazz et de blues avec des musiciens locaux, dont certains deviendront des vedettes. En 1978, constatant que Montréal a perdu sa renommée de ville où le jazz florissait, Doudou Boicel décide de créer un premier festival international de jazz et de blues. Ce festival met en vedette des musiciens légendaires tels Paul Horn, Sarah Vaughan... En 1979 et 1980, le Rising Sun Festijazz connaît un grand succès qui dépasse toutes les attentes. En 1980, Doudou Boiciel présente le concert du siècle, un hommage à Charlie Parker, avec Dizzy Gillespie, Ray Brown, Milt Jackson.
Aujourd'hui encore, Doudou Boicel ne perd pas une occasion d'évoquer sa Guyane natale. Et le pays le lui rend bien : en 2005, lors d'une soirée prestige organisée par la Région Guyane, présidée alors par Antoine Karam, Doudou Boicel a été honoré comme « l'une des personnalités guyanaises qui rayonnent ici et ailleurs dans le monde culturel » et « qui a marqué sa profession d'une empreinte indélébile » . Une distinction qui, tout comme le Grand prix Dynastie, a une place particulière dans son coeur.
Un gala pour l'excellence noire
Doudou Boicel a été récompensé durant la deuxième édition du Gala Dynastie. Cette manifestation marquait le coup d'envoi de la célébration du Mois de l'histoire des Noirs, à savoir une mise en lumière de ceux qui ont contribué de manière significative à l'élévation de la communauté noire tous domaines confondus. Plus de 2 000 personnes se sont réunies dans un décor hollywoodien. Un des discours les plus marquants et inspirants a sans conteste été celui de Valérie Plante, première femme maire de Montréal élue en novembre dernier : « Après une femme maire, je souhaite également voir un maire noir! » Une déclaration qui n'a pas manqué de susciter une vive émotion auprès du public.

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