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LA SÉRIE DU LUNDI : L'HISTOIRE D'UN QUARTIER

Cayenne : au bout de la ville, le port

Eugène EPAILLY Lundi 10 juillet 2017
Cayenne : au bout de la ville, le port
C'est sur les quais de Cayenne que les habitants se rendaient pour accompagner les gouverneurs qui arrivaient. (DR)

En 1817, la restitution de la Guyane à la France par les Portugais a été un tournant stratégique pour les Français. Les années qui suivent verront la construction du port de la ville, pour intensifier les échanges commerciaux entre la France et la Guyane.

En 1817, la colonie de la Guyane a été remise au premier gouverneur, le comte Cara Saint-Cyr. En raison de nombreuses plaintes et critiques de la part des administrateurs de Guyane, son séjour fut de courte durée.
En 1819, la colonie a été reprise en main par le nouvel administrateur, le Baron Laussat, successeur du comte Cara Saint-Cyr. Cette transition s'effectua sous la pression de nombreux projets basés sur une nouvelle politique d'urbanisme, d'économie et de mercantilisme.
Projet de peuplement et de colonisation, mise en valeur des terrains, main d'oeuvre et culture, aménagement du territoire entre autres. Des dossiers sur lesquels le nouvel administrateur devait se pencher pour planifier le développement de la Guyane.
Parmi ces dossiers, le gouverneur Laussat projeta la construction d'un débarcadère à Cayenne afin de conduire le plus sûrement les vaisseaux royaux et marchands. Il s'agissait notamment de réduire les difficultés pour passer la barre de Cayenne, ces bancs de vase et de sable qui se déplacent à l'embouchure du fleuve et qui l'obstruent.
Au cours de cette période dite de « l'exclusif » , qui impose la France comme unique partenaire commercial, ou presque, pour la Guyane, la construction de ce débarcadère, pour le nouvel administrateur, allait renforcer les échanges et contribuer au développement de la colonie. C'est un projet qui ne sera pas abouti au vu des nombreuses récriminations de la part du ministère envers Laussat.
(DR)
PREMIÈRE PIERRE EN 1823
Le 27 mai 1823, la première pierre du débarcadère de Cayenne est posée. Le nouveau successeur, le Baron Milius avait approuvé par sa signature le plan de pont proposé par Messieurs Ronmy, ingénieur militaire chargé de la Direction des travaux, et Pansiotti, ingénieur arpenteur de la Mana.
Plus tard, vers 1830, au vu de l'accumulation de la vase empêchant la communication de la ville avec la rade, le nouveau gouverneur Jubelin s'est vu contraint d'élaborer un nouveau débarcadère, qui faciliterait le chargement et déchargement des marchandises. Par la suite, vers 1831, il procèdera à l'éclairage des feux par des chandelles et lampes à becs. Le port de Cayenne était depuis devenu le centre économique de la Guyane, où se tissaient des réseaux commerciaux.
C'est sur les quais de Cayenne que les habitants se rendaient pour accompagner les gouverneurs qui arrivaient, ceux en fin de mandature ou dont les mandats étaient écourtés par des mesures politiques.
Avec l'implantation du bagne en 1852, l'Administration pénitentiaire sera de plus en plus présente avec ses nombreuses chaloupes, ses chalands qui parcourent la Guyane. Les bagnards étant une main d'oeuvre abondante, on les verra prendre possession des lieux au milieu des civils.
Ce n'est qu'aux environs des années 1930 que la décision est prise de combler la rive par un enrochement et atteindre le chenal naturel de la rivière de Cayenne. Étape par étape, et au fil du progrès technique et des ambitions, un grand tablier sera implanté perpendiculairement à la jetée. Ceci deviendra un lieu de promenade pour les Cayennais.
ET AUSSI : Port des chevrettes
Le port de Cayenne est le sanctuaire des filets qui retiennent les plus petites des crevettes locales : les chevrettes. « Marée frais! » , criaient les pêcheurs-marchands et tout les habitants de la ville savaient qu'ils pouvaient acquérir, poissons ou crevettes venues de la rivière de Cayenne. Aujourd'hui encore, les filets relevés sèchent sur les quais de la capitale avant d'être lancés dans les fonds turbides d'un fleuve qui fut autrefois le vivier de la ville de Cayenne.

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1 commentaire

Vos commentaires

MOMO66 14.07.2017
De l'autre côté...

L'amitié ne doit faillir en aucunes circonstances. Le monde est rond, la terre tourne et ces anciennes photos nous rappellent le charme d'autrefois.

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