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« Je suis trop sentimentale »

Propos recueillis par MINOS Samedi 27 janvier 2018
« Je suis trop sentimentale »
Fiona Faubert est la nouvelle voix de Polina (Minos)

Depuis deux semaines, Fiona Faubert forme avec Laureen James le duo féminin des Mécènes. La nouvelle voix de Polina n'est pas une inconnue des podiums. Entretien.

Fiona, on vous connaît dans le milieu musical, mais on a envie de vous demander quand s'est enclenchée l'aventure avec les Mécènes.
Cela a été très rapide. Deux semaines avant le début du carnaval, il y a eu une audition et puis un soir en répétition, j'ai été appelée. Le lendemain, on m'a demandé si j'étais disponible. Au début, c'était pour remplacer Laureen James le jeudi avec FBI. J'ai accepté après trois répétitions. Je connais la moitié des musiciens et je ne me suis pas sentie en terrain inconnu.
Êtes-vous venue avec votre répertoire ?
Oui et non, disons avec la moitié de ce que le groupe interprète. Donc, je n'ai pas eu beaucoup à apprendre. Il faut étoffer avec d'autres que je travaille.
C'est du carnaval ?
J'ai un petit passé dans ce domaine où j'ai connu une aventure avec le groupe Lè Kanibal pendant trois saisons. J'ai arrêté en 2016. J'avais pris la décision d'arrêter le carnaval entre guillemets (rires) pour des raisons personnelles. Si je continuais, ç'aurait été avec Francesca Moraud avec qui je m'entends bien. C'est notre duo. On voulait faire une pause, autre chose après avoir sortir deux CD.
Pourquoi êtes-vous donc revenue ?
L'opportunité s'est présentée et je me suis dit : « Bon, les Mécènes ne se refusent pas. » En fait, je suis quelqu'un qui ne sait pas dire non (rires). Sauf dans certaines situations. Je les connais un petit peu, ce n'était que le jeudi, alors pourquoi pas ? Ce serait une autre expérience et au final on m'a demandé de renforcer la ligne de chant à Polina.
Alors les deux premières soirées ?
J'appréhendais un peu mais il ne faut pas se mettre de fausses idées en tête. Il faut relativiser. C'était pour des choeurs à la base puis je me suis arrangée avec Laureen, puisque l'on attendait la nouvelle chanteuse des Mécènes. Cela a été. J'ai été bien accueillie par le public. Je n'ai pas ressenti de rejet, mais l'avenir reste à voir. On verra mais je me prépare à toute éventualité car je sais que ce monde n'est pas évident car le public guyanais est le plus critique. Je me prépare à tout. Ce n'est pas la même foule. Je connais la scène de par Arpège plus, mon premier groupe, et un passage à la Matadô avec Lè Kanibal.
Arpège plus, c'est plutôt « bal vacances » ?
Oui c'est vrai, mais on a joué aussi pendant le carnaval sauf en 2017 et les musiciens sont éparpillés dans d'autres orchestres. Je ne me considère pas comme une chanteuse. La musique me permet de m'évader des aléas de la vie quotidienne car j'ai un travail assez prenant. Pour penser à autre chose.
À quand remontent vos débuts ?
À 16 ans quand on animait avec Arpège dans un hôtel à Kourou, puis dans des petites soirées. Il y a eu les fêtes communales mais ce n'était pas tous les samedis. C'est une nouvelle expérience.
Il a fallu changer la garde-robe ?
C'est sûr (rires). Il faut avoir des idées de modèles, la couturière, une organisation... Acheter un haut vite fait, c'est autre chose.
Au fait, que faites-vous dans la vie ?
Je suis infirmière libérale et j'essaie de concilier vie familiale, profession et musique. Je m'organise et grâce à Dieu, je peux encore compter sur ma mère car sans elle peut-être que je n'aurais pas pu chanter avec les Mécènes.
Comment les enfants ont-ils accepté ?
Je leur avais promis que je ne chanterais pas cette année. Ils ont répondu « super » . Puis la proposition est venue pour le jeudi, il a fallu expliquer, puis le samedi. Ils comprennent car tout cela leur servira pour aller plus souvent au restaurant.
Des ambitions pour la suite ?
Cela reste un plaisir. Ce n'est pas mon métier, je ne me vois pas vivre de ça. J'estime que je ne suis pas parfaite. J'avais commencé à prendre des cours, mais il faut penser à se reposer et il y a des choix à faire. Il faudra reprendre les cours pour m'améliorer. Je fais de mon mieux. Qui aurait pensé que je serais dans les Mécènes. Pas moi en tout cas (rires).
Quel style de musique préférez-vous ?
À la base, je suis plus variétés françaises, les slows, le zouk. Je suis une femme sentimentale, trop même je dirais, et cela me joue des tours dans ma vie personnelle. Je suis plus du côté romantique que dans l'aspect « raché pliché » . Il a fallu que je m'y mette quand Arpège plus a commencé à faire du carnaval. Ce n'était pas évident. On s'adapte (rires), on verra.
La blouse romantique
Après avoir déposé son micro, Fiona Faubert troque sa robe de soirée pour sa blouse blanche sans ôter son maquillage. Direction ses patients, car si la musique l'occupe en détente, sa profession d'infirmière libérale ne doit pas en souffrir.
Des fous rires marquent l'entretien qui ressemble à une récréation comme si tout n'était pas sérieux. Un premier samedi où la nouvelle chanteuse n'est pas tout à fait libérée à Polina, avec une tenue vestimentaire qui prouve que ce n'était pas prévu. Mais pour le deuxième week-end, couturière et maquilleuse seront mises à l'épreuve. L'infirmière romantique devra cependant utiliser la seringue pour des soirées où le piké reste l'ordonnance du samedi des bals paré-masqué. En fin de compte, changer de trousse pour assurer avec le seul médicament de la voix. Chez Polina, la thérapie vocale se fera sans doute en douceur.
MINOS

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