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Vingt-cinq ans en musique

Pierre-Yves CARLIER Jeudi 19 janvier 2017
Vingt-cinq ans en musique
Orlane Jadfard fête mercredi ses vingt-cinq ans de carrière (Sylvain Béhary-Laul-Sirder)

Orlane Jadfard fête son quart de siècle de carrière, mercredi au Zéphyr à Cayenne. Cornélia Birba, Clara Nugent, Rénato Décater, Rodman et d'autres l'accompagnent sur scène.

Balourou, les Mécènes, les Blue Stars, les Zanafèr, Pa Gain Nom... En vingt-cinq ans, Orlane Jadfard a traversé une bonne partie des groupes de musique traditionnelle et de carnaval. Une carrière que ses fans pourront reparcourir avec elle mercredi, à l'occasion du concert donné pour son quart de siècle de chanson.
Sur la scène du Zéphyr, à Cayenne, la chanteuse de Pa Gain Nom retrouvera ceux qui ont marqué sa carrière. Cornélia Birba, qui l'a lancée (lire ci-dessous) ; Clara Nugent, avec qui elle a composé l'irrésistible duo des Zanafèr ; Rénato Décater, avec qui elle a sorti l'album Incontournables. L'orchestre de Pa Gain Nom les accompagnera.
Formée chez Balourou, Orlane est repérée par René Décambre. Au début des années 1990, il lui fait intégrer les Mécènes, qui jouent encore chez Nana. Elle est leur première voix féminine. La collaboration dure quatre ans. Elle apparaît ensuite au sein de deux groupes : les Blue Birds puis Sensation. Intervient alors Quéquette, le leader des Blue Stars. « Il me dit qu'il en a marre de chanter et me propose de venir. » En 1997, elle intègre l'orchestre, qui a succédé aux Mécènes chez Nana. « Ce fut une très belle aventure, se souvient Orlane. J'ai beaucoup appris. Les Blue Stars, c'est une école. Avec Yves Nugent et Émile Cibrélus, tu apprends la rigueur. Ils te poussent dans tes retranchements. » C'est d'ailleurs avec ce dernier qu'elle vient de réaliser le double album live qui sort dans quelques jours.
Et puis il y a Quéquette. « Il ne faut pas minimiser le rôle de Victor Clet. Il m'a beaucoup poussée. Il m'a appris à apprivoiser le public. Quand tu vois comment il soulève une salle en moins de deux... » Mais en 2011, les deux chanteurs se fâchent, avec tracts orduriers et plaintes au commissariat.
Orlane Jadfard rejoint Pa Gain Nom, « un groupe de copains » . Elle materne les musiciens, leur prépare le chocolat créole, les appelle « mes garçons » . Mercredi, ils seront avec elle sur scène. Le public verra aussi l'humoriste Rodman, avec qui elle assouvira sa passion pour le théâtre, ainsi que Marshall Goudet et Emmanuel Hidair, qui l'ont remise à la danse. « Le public a l'habitude de me voir chanter. Là, il y en aura plus. »
Concert des 25 ans de carrière d'Orlane Jadfard, au Zéphyr, avec Cornélia Birba, Clara Nugent et Rénato Decater, mercredi à 20 heures au Zéphyr, à Cayenne. Entrée : 20 euros à la Maison du compas, Sun Studio (Cayenne) et la boulangerie Albert (Kourou), 25 euros sur place.
« Petite, elle ne se laissait pas faire »
Pour la punir de n'en faire qu'à sa tête, Cornélia Birba envoie Orlane Jadfard, alors âgée de 16 ans, dans le choeur de Balourou. La surprise fut totale.
 
Si Cornélia Birba (notre photo) partagera la scène du Zéphyr, mercredi, avec Orlane Jadfard, c'est qu'elle a lancé la chanteuse. À l'époque, Orlane avait 16 ans et suivait sa grande soeur, Keita Charlec, comme une ombre. Aussi, quand sa soeur, d'un an son aînée, rejoint le groupe traditionnel Balourou, Orlane y va aussi. « Tout ce qu'elle faisait, il fallait que je le fasse aussi. Quand elle est allée au groupe Balourou, le lendemain, j'y étais. Si je chante aujourd'hui, c'est aussi grâce à ma grande soeur. »
C'est donc la rencontre avec Cornélia Birba. Orlane est envoyée à la danse, comme tous ceux qui débutent chez Balourou. « Elle était agitée. Elle ne se laissait pas faire. Moi non plus, se souvient Cono. Elle aimait bien n'en faire qu'à sa tête ; elle aimait bien te contredire. » Orlane Jadfard confirme : « J'étais turbulente. » Mais en face, Cono ne se laisse pas faire. « Elle tenait le groupe d'une main de fer » , se souvient la chanteuse. Cornélia Birba l'observe : « Ce qu'elle faisait, ce n'était pas méchant, mais il fallait la canaliser. Malgré son caractère, elle était polie, respectueuse. Elle n'avait jamais un mot déplacé et adorait sa maman. Elle disait qu'elle n'aimait pas telle danse, elle voulait choisir ce qu'elle allait apprendre. » Deux danses ont sa faveur : La Boulangère et le grajé valse.
Balourou a un spectacle à préparer et Orlane Jadfard ne souhaite toujours en faire qu'à sa tête. Cono s'adresse alors à l'adolescente : « Orlane, ce soir, tu ne vas pas danser. Tu vas aller au choeur. » Pour Cono, cet envoi dans le choeur est « une forme de punition » . La surprise sera totale. « Pendant la répétition, je me suis rendu compte qu'une voix sortait du lot. J'ai demandé : Qui est-ce qui chante ? On a vu que c'était elle. Je lui ai dit : Tu as une belle voix. À partir d'aujourd'hui, tu seras chanteuse de l'association. Je vais t'apprendre. C'est ainsi qu'elle a appris à respirer, à suivre le chacha, le tambour, le choeur. Et elle a fait les deux : le chant et la danse. Mais elle choisissait toujours ses danses. Adulte, elle est restée dans la chanson. Ça fait partie des choses que j'ai réussies. » Les fans d'Orlane peuvent dire « Merci Cono » .
(photo d'archives)

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