En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l’utilisation de Cookies pour vous proposer des services et offres adaptés à vos centres d'intérêt.
Pour en savoir plus et paramétrer les cookies, cliquez ici. X Fermer
  • S'abonner aux flux RSS de France-Antilles.fr
  • Partager cet article sur Facebook
  • Partager cet article sur Twitter
  • Partager cet article sur LinkedIn
  • Partager cet article sur Google +
CAYENNE

Le comité défend le carnaval de rue

Pierre ROSSOVICH Mardi 10 janvier 2017
Le comité défend le carnaval de rue
L'année prochaine, Franck Vieillot (à gauche) et Danick Dégras comptent demander à la population de participer financièrement pour « sauver le carnaval de rue » de Cayenne (PR)

La subvention de 40 000 euros allouée au Comité de carnaval de Cayenne par la mairie est critiquée par certains. Mise au point avec le comité.

« Le carnaval de rue est en train de mourir pour laisser toute la place aux dancings! » Danick Dégras et Franck Vieillot, respectivement président et trésorier du Comité de carnaval de Cayenne, sont remontés. Lorsqu'ils entendent les critiques concernant la subvention de 40 000 euros que leur octroie annuellement la mairie, les deux hommes ressentent le besoin de se défendre. « La population veut un beau carnaval, il faut qu'elle sache que cela à un coût. Nous leur offrons un spectacle, souffle Franck Vieillot. Le carnaval ne peut plus être uniquement spontané comme autrefois. Aujourd'hui, une sortie pour un groupe de 150 membres, comme Kassialata, coûte 4 000 euros. » Le comité aide ainsi ces groupes qui font vivre le carnaval. Une vingtaine de groupes est adhérente au comité. Chacun reçoit une prime de 450 euros en début de carnaval. S'ajoute à cela une prime d'assiduité de 50 euros par dimanche et une prime de sortie traditionnelle (50 euros) pour les groupes qui respectent le thème proposé.
En outre, le comité participe aux frais engagés par les groupes. Ainsi, en 2016, Mayouri Tchô Nèg est parti jouer à New York, Kassialata à la Porte de Versailles et Reno Ban'n en Guadeloupe. À chaque fois, le comité a participé. La grande parade à elle seule, avec sa décoration, son orchestre et ses animations, coûte 27 000 euros. « À titre de comparaison, la grande parade de Kourou coûte 200 000 euros » , continue Franck Vieillot.
PRESQUE PAS DE SPONSORS PRIVÉS
« Les sponsors privés sont trop maigres, se plaint Franck Vieillot. On aimerait ne pas avoir à compter sur la mairie, mais à part Nofrayane personne ne nous aide. Et tout le monde veut un beau carnaval... » Nofrayane offre ainsi 10 000 euros tous les ans au comité. La collectivité territoriale lui alloue la même somme, « mais cette année, nous n'avons encore rien reçu » , glisse Franck Vieillot. La SGDE, qui participait également, ne sera pas présente cette année. Au total, le comité de Cayenne touche donc environ 60 000 euros de subventions. Pour 68 000 euros de recettes. « Les dancings ne veulent pas nous aider, ni les commerçants, alors que la parade leur permet de vendre. Si chaque commerçant mettait 10 euros, nous n'aurions pas besoin de la mairie » , assure le trésorier.
Aujourd'hui, le comité en appelle donc aux financeurs privés. Pour le carnaval 2018, il compte lancer une opération pièces jaunes pour « sauver le carnaval de la capitale » .

Pour transmettre un commentaire, merci de vous identifier (ou de vous inscrire en 2min)

Mot de passe oublié?
Inscription express
1 commentaire

Vos commentaires

jeje973 11.01.2017
Cayennais aux porte-monnaies

Je suis d'accord avec vous, pourquoi les dancings et les organisateurs de soirée touloulous ou tololos ne financent pas, ils sont les grands gagnants de ce magot financier. Les commerçants et marchands ambulants par l'euro symbole.

Répondre Signaler au modérateur