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Kassialata ne défilera pas

R.F. Vendredi 3 Février 2017 - 08h37
Kassialata ne défilera pas
Kassialata avenue De-Gaulle, l'an passé

Les tambours de Kassialata ne résonneront pas dans les artères de Cayenne dimanche. L’historique groupe carnavalesque est cette année dépourvu de partenaire financier. « Du jamais vu » selon son président Stéphane Sainte-Foi. Il détaille.

«On veut marquer le coup, on n’y sera pas. » Stéphane Sainte-Foi, président de l’emblématique Kassialata, a décidé avec son groupe de ne pas défiler dimanche à Cayenne. Se sentant « stigmatisé par rapport aux voltigeurs », il dénonce la « volonté de certaines personnes de nous coller une étiquette de groupe à bordel. Ce qui est vraiment erroné (lire ci-dessous) ! » En s’absentant dimanche, « on veut démontrer que ce n’est pas Kassialata qui amène des voltigeurs ! »
L’une des conséquences de cette « stigmatisation » : pour la première fois en vingt-trois ans, le groupe n’a obtenu aucun soutien financier. « On a trois sponsors plutôt logistiques : un pour la banderole, un pour les boissons et un autre qui nous prête chaises, tentes... si on a un déplacement. Mais zéro partenaire financier ! »
Un défilé coûte 4 000 euros en moyenne (5 000 à 6 000 euros pour la Grande Parade) : les quelque 15 000 euros des cotisations annuelles — en plus de petites prestations au cours de l’année et d’une aide du comité de carnaval, avoisinant les 400 euros - ont tout juste de quoi assurer la moitié des défilés de la saison.
APPEL AUX DONS « POUR FINIR NOTRE CARNAVAL »
Le carnavalier va plus loin, accusant d’autres groupes de jouer de la mauvaise réputation de Kassialata pour rafler tous les partenaires : « La concurrence nous dénigre aussi. »
Passer d’une dizaine de mécènes à zéro, c’est du jamais vu pour Stéphane Sainte-Foi. «Même si on avait des partenaires qui n’apportaient que 100, 200 euros, c’était déjà ça, on pouvait faire quelque chose ! »
La saison n’est qu’à moitié écoulée. Le président du groupe ne perd pas espoir de trouver des partenaires : « Oui, je lance un appel, n’importe quelle aide est la bienvenue pour finir notre carnaval. »
« LE CARNAVAL DE RUE PERD SON CHARME »
Si Stéphane Sainte-Foi craint que ce soit les voltigeurs qui éloignent les financeurs, il observe également un certain déclin du carnaval de rue. « Depuis quelque temps, le phénomène des soirées organisées émerge. Certains partenaires préfèrent financer ce genre de soirée-là. Il ne faut pas oublier qu’on offre un spectacle gratuit, nous. Le carnaval de rue commence à perdre de son charme et les soirées prennent le dessus. C’est la raison pour laquelle, aussi, les jeunes sont livrés à eux-mêmes », pense-t-il.
Reverra-t-on Kassialata le dimanche suivant ? Possible. Mais le groupe réserve une surprise. « On ne défile pas ce dimanche et pour le suivant, on a une autre stratégie... », glisse le président du groupe, préférant entretenir le mystère. 

Stéphane Sainte-Foi, président du groupe -
« Délocaliser le carnaval »
Non,Kassialata n’est pas un groupe à problème ; oui, il combat la violence,affirme Stéphane Sainte-Foi. D’autant,rappelle-t-il,que le groupe est engagé auprès des établissements scolaires pour lutter contre les phénomènes de violence.« Et nous faisons d’autres actions encore.On a tout essayé pour éloigner les voltigeurs.Ce n’est plus de notre ressort là,s’exaspère le dirigeant du groupe.On propose même depuis longtemps de délocaliser le carnaval tous les dimanches. Ça pourrait désengorger la ville : Cayenne se plaint de la logistique et de la sécurité à supporter.Je reste persuadé qu’il y a aura moins de voltigeurs si chaque dimanche on défile dans une commune différente. En plus,c’est tout bénef pour les communes du point de vue touristique.C’est aussi bon économiquement, les restaurants pourraient ouvrir un dimanche de plus...Tout ça est maintenant politique.»
 


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