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Borical sur les écrans en 2013

A.S.-M. Mardi 13 novembre 2012

Le Guyanais Sylvain Léveillé, debout à l'arrière-plan, s'est mis dans la peau de Saint-Just Borica (DR)

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Le réalisateur Barcha Bauer termine, cette semaine à Cayenne, le tournage d'un documentaire consacré au poilu guyanais mort dans la bataille de Verdun en 1916.

Une dizaine d'enfants de l'école Samuel-Chambaud de Cayenne portent une torche de la mairie au cimetière de la ville. La flamme, venue de Verdun, est déposée devant la tombe du soldat Borical. La scène, tournée ce dimanche 11 novembre, symbolisera la transmission de la mémoire dans un documentaire réalisé par Barcha Bauer et consacré au poilu guyanais de 14-18 dont les restes ont été retrouvés en avril 2011 dans la région de Verdun. « J'ai voulu savoir qui était cet homme et partir à sa recherche, comprendre comment ce Guyanais se retrouve dans les combats à Verdun en juin 1916, qui étaient des combats extrêmement violents, » explique le réalisateur.
La majeure partie du documentaire a déjà été tournée à Verdun et dans ses environs, notamment à Fleury-devant-Douaumont où Saint-Just Borical est tombé le 3 juin 1916. Le film se présentera sous forme d'une enquête qui débute avec la découverte des ossements de Borical et mettra en lumière la participation de la Guyane et plus largement des vieilles colonies au premier conflit mondial. « À Verdun, il y a eu plus de 500 000 morts, c'est énorme, raconte Barcha Bauer. La participation guyanaise est minimum mais dans la symbolique cela veut dire qu'il y a des Noirs qui sont tombés au champ d'honneur. Les histoires de mémoire ne sont pas seulement des histoires blanches, ce sont des histoires de mosaïques. »
UN GUYANAIS À VERDUN
Barcha Bauer s'est appuyé sur les nombreuses recherches menées en Lorraine et en Guyane depuis la découverte des restes de Saint-Just Borical. Car on dispose de très peu de documents sur l'homme et le soldat. On peut juste suivre ses derniers jours grâce au journal de marche du 119e régiment d'infanterie, auquel il a été incorporé avec dix autres Guyanais. « Au départ, c'est un peu frustrant, reconnaît le réalisateur. On sait qu'il a connu la guerre dans des moments atroces. Puis on découvre des choses. On trouve des écrits comme des mémoires d'officiers, ils parlent de Noirs, on ne sait pas si c'est eux mais on suppose. Donc c'est aussi une enquête qui est intéressante. »
Pour les scènes de reconstitution, Barcha Bauer a notamment pu compter sur l'association Connaissance de la Meuse qui a apporté les moyens artistiques comme les uniformes et les armes d'époque. Et pour enfiler la tenue bleu horizon, le casque Adrian et se mettre dans la peau de Borical, il a trouvé la perle rare. Lors de la remise de la médaille de la Ville de Verdun au maire de Cayenne, début octobre, il tombe sur Sylvain Léveillé, un Guyanais infirmier en psychiatrie à Verdun. « Dès que je le vois, je lui dis : « Vous êtes mon personnage, est-ce que vous acceptez de faire les images de la séquence de reconstitution des derniers moments de Borical ? » il a tout de suite accepté. »
Après une semaine de tournage à Cayenne, qui se terminera samedi à l'école Samuel-Chambaud, Barcha Bauer prendra la direction de Nancy pour sept semaines de montage. Le film devrait être présenté l'an prochain en Guyane, à Verdun et, comme l'espère Barcha Bauer, dans toute la France.
Barcha Bauer donne les dernières instructions lors d'une scène de reconstitution en octobre à Verdun. (DR) -
Lauréats du prix Outre-mer des « petits artistes de la mémoire » , des élèves de l'école Samuel-Chambaud participent au tournage à Cayenne (SR) -
- Passionné par la Guyane
Auteur d'une quinzaine de documentaires, Barcha Bauer consacre une partie importante de son ?oeuvre à la Guyane et aux Antilles. On lui doit notamment Félix Éboué le visionnaire (2000), La dissidence aux Antilles et en Guyane (2002), Antilles et Guyane, à l'heure de Vichy (2003), Moune de Rivel (2005), René Maran, l'éveilleur des consciences (2006) et Les Insurgés de Cayenne. Le Premier procès colonial à Nantes (2009).

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1 commentaire

Vos commentaires

Brata 15.11.2012
A encourager !

C'est parce que personne n'écoutait la première fois que l'histoire se répète.
Réaliser un film sur ce sujet en Guyane devrait être labellisé "d'utilité publique" pour les habitants de la Guyane !

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